EVENTS OF 2019

The year 2019 has been full of events in our various circumscriptions. Here are some few important pieces of information.

Ordinary General Chapter 2019

The OGC 2019 saw the attendance of Friars from 4 African Circumscriptions and the representative of the House in Annaba (Algeria).

The fruitful deliberations of the Chapter led to the erection of the Delegations of Kenya and Tanzania to the Status of Vicariates.

 

 

 

(From left to right, Frs. R. Karanja, F. Wekesa, J. Davou, J. Abubakar, A. Ugbomah, K. Chabi, E. Daleng, G. Mizingi)

 

 

The Delegations of Tanzania and Kenya, celebrated the investiture of Seven new novices, and the Simple vows of eight newly professed brothers. Three are from Tanzania, Four from Kenya and One from South-Sudan. Congratulations.

                                     

                                                       (Newly professed brothers with the Delegation Superior Fr. Edgard)

Likewise, some brothers from Congo renewed simple vows, one took solemn vows, while one was ordained deacon last October.

 

 

 

 

 

 

(Brothers renewing simple vows in the Community Chapel in Kinshasa)

 

 

 

The Province of Saint Augustine Nigeria witnessed various events this year and most of them are reported in the 2019 Newsletter of the Province. We hereby present in pictures some of these happy events.

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RENCONTRE DE L'UAFA  - KINSHASA 2019

SEMAINE AUGUSTINIENNE DANS LE VICARIAT DU CONGO

(AUGUSTINIAN WEEK IN THE VICARIATE OF CONGO)

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La semaine augustinienne de l’année 2018 avait pour thème : « L’INTERIORITE AUGUSTINIENNE ET LA FORMATION INITIALE DES PRETRES ».  Ces rencontres de la semaine augustinienne avaient eu lieu du 04 au 10 Octobre et étaient animées par Sr. Perpétue Eulalie TIGRY, Sœur de Saint Augustin du Benin. 

Que retenir de ces sept jours passés autour de la Sœur Perpétue Eulalie TIGRY ? L’intériorité augustinienne et la formation initiale des prêtres posent le problème du sens de la vie des candidats au sacerdoce et même de son fondement. En effet, la question de la frontière entre la distraction et la présence à soi ou celle de la différenciation de deux phénomènes est au cœur des difficultés de tout homme, de son mal-être. En fait, la résolution du problème de l’extraversion de l’homme nécessite une réflexion approfondie sur la connaissance de soi et le processus d’intériorisation. Cette réflexion a été développée, en quatre axes mis en lien avec un cinquième, celui de la formation au sacerdoce.

Nous constatons avec perplexité que l’homme ne s’interroge malheureusement pas sur sa personne. Il accorde peu d’importance à la recherche de la connaissance de soi. Il est occupé à soumettre la création. Si bien que ce qui pouvait paraitre hautement humain se rabaisse à l’inhumain, et ce qui pouvait sembler une action n’est que de l’agitation. L’homme surprend à être plus automate qu’acteur. Il est extraverti. Notons que selon la conception augustinienne, le mal n’est pas en l’homme. Il y a une disposition en raison de sa volonté libre ; cependant, il n’en demeure pas moins que la perversion de l’homme provient essentiellement de la corruption de sa chair par l’âme.

La première conséquence de cette perversion de l’homme est la chute de l’universel au particulier. L’homme pervers est, en effet, incapable d’appréhender le véritable bien. C’est pourquoi il s’enlise dans le particulier qui prend à ses yeux une valeur absolue. Cette dernière dans laquelle l’homme s’inscrit le conduit à une vie d’errance, signe logique de la fracture de son être. Il devient alors incapable d’intériorité, et est victime de toutes sortes d’illusions provenant du monde extérieur.

Mais quand par un effort de réflexion et un comportement conséquent il œuvre à prendre « possession » de lui-même, il s’engage dans un chemin qui le mène à la vraie réponse de son questionnement existentiel. Ce parcours selon Saint Augustin, c’est le parcours de l’intériorisation ; et la réponse proprement dite c’est l’intériorité.

Dans le retour à Dieu, la foi précède les œuvres, comme en toute démarche humaine l’intelligence précède la volonté. Le processus de l’intériorité augustinienne se déroule en nous, en notre cœur. Saint Augustin note qu’il existe une connexion entre la connaissance et l’action, que mieux on connait mieux on agit.

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Celui donc qui veut la lumière doit purifier son cœur, et celui qui veut avoir le cœur pur doit se tourner à la lumière. C’est pourquoi le point de départ de la conversion est, avec la foi, l’humilité, qui ouvre à l’homme les yeux sur l’impureté de son âme et l’oblige de s’accuser devant Dieu. Car confesser ses péchés, c’est déjà faire cause commune avec Dieu, c’est, comme l’écrit saint Jean, « faire la vérité et venir à la lumière ».

Pour vivre l’intériorité, il faut s’affranchir de la chair en se tournant tout entière vers Dieu. Mais c’est un processus assez exigeant qui nous invite aussi à la liberté. La liberté c’est être exempt de crime, c’est-à-dire de tout péché grave qui nous rend dignes de condamnation, comme l’homicide, l’adultère, la fornication, le vol, la fraude, le sacrilège, et autres choses semblables.

Celui qui est pur de tels délits, et c’est le devoir de tout chrétien, commence à lever la tête vers la liberté. Mais ce n’est encore que l’aurore de la liberté, ce n’en pas la perfection. Cette dernière reste un idéal. Car, écrit saint Paul, « je sens dans mes membres une autre loi qui combat contre la loi de mon esprit. Je ne fais pas ce que je veux, et je fais ce que je ne veux pas » (Gal., V, 17). C’est en partie la liberté, en partie la servitude. La pleine et entière liberté est réservée pour le ciel. Mais l’intériorité telle quelle se vis au fond de nos cœurs peut déjà nous y amener et à atteindre la Vérité dont parle Augustin.

Cette vérité, dont nous parlons depuis longtemps déjà et dans laquelle seule nous voyons tant de choses, penses-tu qu’elle dépasse notre âme en excellence, qu’elle lui est égale, ou même inférieure ?

Si elle était inférieure, ce n’est pas d’après elle que nous jugerions, c’est elle-même. Ainsi, parce que les corps sont inférieurs, nous les jugeons, et, bien souvent, nous ne nous contentons pas de dire qu’ils sont tels ou tels, mais affirmons qu’ils doivent l’être.

Augustin cherche la Vérité, mais surtout il l’aime et, pour dire cet amour, il trouve des paroles de poète, des images parfois presque intraduisibles en français : « O Veritas, Veritas, quam intime etiam tum medullae mae animi mei suspirabant tibi ! (Confessiones 3, 6, 10 : CCL 27,31) … « quas intendebam aures meas, dulcis veritas, in interiorem melodiam tuam ! » Conf. IV, 15. 27, CCL 27,54).

Toute formation spécifique repose sur la formation humaine. La formation au sacerdoce plus encore, car le prêtre doit être pleinement homme pour conduire les hommes à Dieu. Sans une formation humaine adéquate, la     formation sacerdotale tout entière serait privée de son fondement nécessaire.

Ainsi, les candidats au sacerdoce doivent réunir un ensemble de qualités leur permettant d’avoir une personnalité « équilibrée, forte et libre ». Sans ces dispositions préalables, ils ne pourront pas porter le poids des responsabilités qui seront les leurs dans le sacerdoce. C’est pourquoi il faut une éducation à la vérité de l’amour ; à la loyauté, au respect de toute personne, au sens de la justice, à la fidélité de la parole donnée, à la véritable compassion, à la cohérence et à l’équilibre du jugement et du comportement.

En conclusion, la Vérité est au cœur de l’homme parce que Dieu habite en nous et cette Vérité selon Augustin c’est Dieu. Il est en nous et le processus d’intériorité nous facilite à accéder à ce Dieu qui est au fond de chacun de nous. Cela passe par le processus AD EXTERIORIBUS, AD INTERIORA, AB SUPERIORA ; autrement dit de l’extérieur à l’intérieur et de l’intérieur à Dieu.

Augustin en tant que personne humaine n’a pas échappé à cette imperfection. Elle est notre lot quotidien. Il vivait aussi en dehors de lui-même ; il n’avait pas accès à son intériorité. Sa conversion le fit passer du dehors au-dedans. C’est Dieu lui-même, en lui, qui le jette au cœur de sa propre intimité et qui le fait naître à lui-même. C’est une expérience qu’il exprime en termes à la fois simples et jamais égalés et à laquelle il nous convie dans ses Confessions X, 27, 28.

Par Frère Gabriel.